Du centre Laos au sud en passant par Savannakhet

En voyage, il y a des fois où l’on prend les mauvaises décisions ! Et sur la route qui va me mener du village de Kong Lor au 4000 îles au sud du Laos je dois dire que j’en ai pris plusieurs des mauvaises décisions ! Ce qu’il y a de positif dans tout ça c’est qu’au final ça vous laisse quand même plein de souvenirs et c’est même de ces petits désagréments que naissent les plus belles anecdotes de voyage.

Du centre Laos au Sud en passant par Savannakhet

Toutes la bande de joyeux voyageurs que nous sommes quittons le village de Kong Lor en bus jusqu’au village suivant. Une heure de bus. Ce village se trouve sur la route principale qui traverse le Laos de Ventiane au Sud.

De là, nous devions attendre n’importe quel bus voyageant en direction du sud, lui faire signe pour qu’il s’arrête, monter dedans et continuer notre route !

Au lieu de ça, ne sachant pas combien de temps nous devrions attendre, nous avons décidé de prendre un tuktuk jusqu’à Thalek. 2 heures de route en tuktuk c’est long ! Cette décision s’est avéré être une mauvaise option étant donné que deux bus nous ont dépassé à vive allure si on compare avec la vitesse de pointe de notre tuktuk.

Brochette de rats
La dame qui transportait cette belle brochette de rats ne comprendra pas pourquoi on a tous pris une photo de ses rats !

Arrivée à Thalek, notre groupe de 7 falangs se sépare en deux : un groupe allant jusqu’à Pakse et Taz, John et moi jusqu’à Savannakhet.

Savannakhet étant une destination intermédiaire afin d’éviter de faire trop d’heures de bus depuis Kong Lor à Parkse.

On embarque donc pour un nouveau trajet de 3 heures dans un bus bondé.

Que fait-on au Laos lorsqu’il n’y a plus assez de sièges pour tout le monde ? On fait une distribution générale de petits tabourets en plastique que l’on installe dans le couloir du bus ! Le contrôleur de ticket n’a plus qu’à escalader les personnes d’une part et d’autre du bus !

Centre laos au sud

Arrivée à Savannakhet, nous découvrons une autre ville endormie ! Je ne comprends décidément pas ce que font les laotiens qui habitent en ville !

Construite au bord du Mékong par les français, Savannakhet est toutefois une jolie ville, avec de beaux bâtiments coloniaux récemment rénovés, une place centrale qui invite à la détente.

Savannakhet église
Eglise Sainte Thérèse à Savannakhet

Depuis la construction d’un pont reliant Savannaket à la Thailande, beaucoup de Thailandais sont venus s’y installer ces 5 dernières années en transformant la ville.

Savannakhet Rue
Où se cachent les habitants de Savannakhet ?

Nous ne nous laissons pas abattre et après avoir passée un début de soirée chez Lin, une sympathique laotienne qui tient un restaurant du même nom Lin’s café et qui propose autant des plats locaux que occidentaux. Sur les quais, un bar surplombe le Mékong, nous nous installons pour boire quelques bières, nous sommes les seuls clients ! Il parait que l’activité nocturne y est très dense le weekend avec la venue de nombreux thaïlandais…

Le lendemain, nous décidons de repartir en direction du sud.

Mais après Ponshavan, la ville poussiéreuse et austère, Ventiane la capitale la plus calme que j’ai jamais visitée et Savannakhet endormie de jour comme de nuit, ça y est je n’ai plus le courage de m’arrêter à Pakse ! Je me sens ramollie ! Je décide d’arrêter les frais côté villes laotiennes (sans penser au plateau des bolovens) et de descendre directement jusqu’au 4000 îles.

J’ai hésité longtemps et au final je regrette un peu ce choix aujourd’hui car la visite du plateau des bolovens à beaucoup à offrir mais sur le moment je n’ai pas pensé à la nature du Laos que j’ai su apprécier à ça juste valeur mais aux villes qui jusqu’ici ne m’avaient pas fait grande impression !

Je m’étais renseigné sur les horaires du bus auprès de Line, un bus de nuit part à 19h. Je passe donc toute la journée à Savannakhet.

A 18 heures, je prends un tuktuk direction la gare des bus. Je me dirige vers le guichet de la gare et demande à quelle heures arrive le bus pour les 4000 îles.

Le mec derrière son guichet : « Pas avant 21 heures » et retourne s’asseoir.
Je le rappelle et lui dit : « On m’a dit que le bus était à 19 heures ? »
Il répète : « 21 heures » et repart s’asseoir.
Moi, penchée pour parler dans la petite lucarne de la vitre du guichet lui demande : « Est-ce que je peux acheter le billet de bus maintenant ? »
Il me réponds : « Pas avant 21 heures »
Alors je lui demande : « Mais à quelle heure part le bus ? »
Il me dit : « 23 heures ! »

Misère ! Coincée dans cette gare de bus morose encore pendant 5 heures ! Mais pourquoi je ne suis pas partie à Pakse avec les autres ?

Je décide de retourner en ville et plus exactement chez Lin où il y a au moins du wifi. Je lui raconte ma mésaventure . Elle est toute désolée et me propose de m’accompagner à la gare en voiture à 21 heures.

Deux heures plus tard nouveau départ pour la gare des bus.

En arrivant Lin va se renseigner au guichet et revient tout sourire, le bus devrait être là dans une vingtaine de minute ! On se quitte et j’attends l’arrivée du bus, soulagée de ne pas devoir attendre jusqu’à 23 heures.

Le bus arrive et là vision d’horreur ! Le bus est dans un état pitoyable dehors comme dedans ! La moitié des sièges n’est pas fixé, les accoudoirs sont cassés, quand le dossier du siège est droit pas moyen de le baisser et s’il est baissé pas moyen de le relever, il y a de la nourriture un peu partout : entre les sièges, sous les sièges, en soute, sur le toit. Le tout dans une chaleur étouffante et une odeur est nauséabonde. 3 motos une à l’arrière du bus, une sur le toit et une accrochée à la porte avant du bus à moitié à l’intérieur du bus et à moitié à l’extérieur. Le bus est incroyablement sale ça promet un voyage mémorable !

Le bus s’arrêtera un nombre invraisemblable de fois dont une au milieu de nulle part pendant 20 minutes où le chauffeur couché par terre sur une natte de bambou fera une sieste et une autre à Pakse pour décharger le bus de toute sa nourriture ce qui prendra 45 minutes tout de même tellement il y en a partout !

Bus de nuit nourriture

Bus de nuit nourriture

Bus de nuit moto

Lorsque nous arrivons finalement aux 4000 îles, au levé du jour je suis tout simplement lessivée et surtout je me sens sale comme jamais ! J’ai l’impression d’avoir une couche épaisse de crasse sur tout le corps.

Vivement la douche !

Et n'oubliez pas, le voyage c'est bon pour la santé ! 🙂

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Au sujet Isabella Aprile

Curieuse insatiable et passionnée de voyages, je partage sur ce blog voyage mes récits et photographies de voyage et vous livre mes conseils pratiques pour préparer un voyage au long cours ou un tour du monde. En savoir plus...

2 commentaires

  1. Hahaha tu m’as bien faire rire avec tes petites mésaventures !

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